Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le courage c'est la vertu de l'homme qui lui permet d'affronter et d'accepter toute les situation de la vie, c'est la force qui permet de transformer la terre pour y vivre en paix.

Publicité

L'aido

Introduction

L’ iaïdo est un art japonais traditionnel.
Art de dégainer le sabre, l’ iaïdo est aussi une “ voie ” pour “ se perfectionner ” soi-même.

Les arts japonais traditionnels accordent une grande importance aux conditions dans lesquelles se déroulent l’étude et l’entraînement.
Aussi l’ambiance et l’état d’esprit qui président dans les dojos de iaïdo favorisent une discipline du corps et de l’esprit qui développe le respect mutuel, la concentration et la vigilance : « Faire attention à nous-mêmes, à ceux et à ce qui nous entourent dans tous les moments de notre vie… »

 
 

Un peu d'histoire

Dans le Japon féodal, l’iaï-jutsu rassemblait les techniques les plus efficaces dans l’art de dégainer le sabre, pour neutraliser un adversaire lorsque ce dernier manifestait un signe d’attaque ou une intention belliqueuse.

La tradition attribue à HAYASHIZAKI JINSUKE MINAMOTO NO SHIGENOBU (1549-1622) la codification des anciens iaï-jutsu dans une approche moins agressive de l’art du sabre, en introduisant une dimension spirituelle caractérisée par la recherche du geste juste et de la connaissance intuitive.

Le 7eme Soke (Grand Maître dépositaire de la tradition) HASEGAWA CHIKARANOSUKE EÏSHIN réalisera, vers l’an 1700, la synthèse de ces techniques. Il serait aussi à l’origine du port du katana, glissé à la ceinture tranchant vers le haut, ce qui permet de dégainer et de couper dans le prolongement de la sortie du sabre afin de gagner un temps précieux sur l’adversaire.

L’école Muso Jikiden Eïshin, perpétue une pratique riche de plus de quatre cents ans de tradition. Son art repose sur la concentration, la précision, la rapidité, la sobriété et l’économie des gestes. Les mouvements sont fluides et naturels. Par un entraînement rigoureux, chaque technique est dépouillée à l’extrême de tout contenu irréaliste, afin de n’offrir aucune faille dans la défense que le pratiquant présente à l’adversaire. D’une finalité guerrière, l’iaïdo a évolué aujourd’hui, vers une élégante voie martiale, dont l’esprit pacifique réside dans la tradition de l’école Muso Jikiden Eïshin, qui affirme que :
"Le meilleur des sabres est celui qui reste dans son fourreau" ("Saya no uchi")

  L'aprentissage du l'aido

L’iaïdo est constitué de combats codifiés (katas) qui se pratiquent seul, pour la plupart, contre un ou plusieurs adversaires virtuels.

Chaque kata, se décompose en 5 phases successives :

- NUKITSUKE : couper en dégainant.
- FURIKABURI : armer le sabre au dessus de la tête.
- KIRIOROSHI : coupe(s) décisive(s).
- CHIBURI : égoutter le sang de la lame.
- NOTO : rengainer le sabre.

Le pratiquant devra répéter inlassablement chacune de ces techniques pour être capable de dégainer son sabre à partir de positions debout ou assis, statiques ou en mouvement. Cela ne pourra se faire qu’à partir d’une position juste des pieds « ashi sabaki », du corps « tai sabaki », du sabre « ken sabaki », associée à un état d’esprit juste.

La méthode d’apprentissage consiste à acquérir progressivement les techniques de base, pour maîtriser d’une part le maniement du sabre et d’autre part le déroulement des différentes familles de katas. En s’exerçant longuement et régulièrement, seul ou collectivement, le pratiquant améliorera notamment son sens de l’équilibre, la coordination de ses gestes, son endurance, ainsi que sa concentration.

D’un point de vue plus personnel il développera, sa maîtrise de soi, sa confiance et son ouverture d’esprit. Par ailleurs, au dojo, les entraînement collectifs favoriseront l’esprit de coopération et la sociabilité des pratiquants.

Nomenclature du sabre japonnais 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article