
Présentation du Judo :
Judo signifie « voie de la souplesse » en japonais. Ce système de combat se distingue des autres arts martiaux par la lutte au corps à corps et les projections. Le Judo vise avant tout l’amélioration physique et morale de ses pratiquants. Il s’articule autour du principe voulant qu’un judoka ne s’oppose jamais à la force de son adversaire, mais l’utilise plutôt afin de la retourner contre lui. Le Judo fait son apparition aux J.O. de Tokyo en 1964, mais n’est définitivement admis comme discipline masculine qu’en 1972 à Munich. Si les hommes avaient disputé leur premier championnat du monde à Tokyo en 1956, les femmes quant à elles le disputent en 1980 à New York. En démonstration aux jeux de Séoul en 1988, le Judo féminin devient discipline olympique en 1992, à Barcelone.

Le fondateur du Judo
Maître Jigoro Kano
(1860 – 1938)
Son père s’appelait Mareshiba et sa mère Sadako. C’est le 28 octobre 1860 que naquit Jigoro Kano à Mikage. Mikage qui est aujourd’hui un quartier de Kobe était à l’époque un des endroits les plus agréables du Japon occidental, face à la paisible baie d’Osaka et adossée à la chaîne majestueuse du mont Rokko. Kano avait deux frères et deux sœurs plus âgés, il grandit dans une des maisons les plus importantes de la contrée. Pour son éducation, son père veilla à ce qu’il étudie les classiques de la littérature chinoise ainsi que la calligraphie.
Ci-contre une calligraphie de Jigoro Kano : « Rien sous le ciel n’est plus important que l’éducation : l’enseignement d’un maître de valeur peut en influencer beaucoup et ce qui a été appris correctement par une génération pourra être transmis à cent générations. »
On remarquera que les coups de pinceaux reflètent la personnalité de Kano, c’est-à-dire confiance en soi, équilibre, audace.
En 1869, décède sa mère, la famille Kano déménage pour Tokyo. En arrivant, Kano fut marqué par la présence de ronins (samouraïs sans maîtres) dans les rues de la grande ville. Il rentra au lycée Seitatsu Shojuku, école dirigée par Keido Ubukata. C’est à cette époque qu’il décida d’étudier l’anglais pour se familiariser à la culture occidentale. A l’école, Kano était souvent en butte aux brimades de ses camarades plus âgés et jaloux contre lesquels il était sans défense. Il prit connaissance du Jujutsu à cette époque mais sans avoir l’opportunité de pratiquer. Continuant d’apprendre l’anglais, Kano commença la rédaction de son journal intime en anglais. Son expression écrite anglaise était excellente et considérée comme la plus raffinée du Japon.
Avec la suppression du système féodal en 1868, ce fut la fin de l’aide du gouvernement en faveur des centres d’arts martiaux et la plupart durent fermer. Kano cherchait un enseignant de Jujutsu et en 1877, il dénicha un instructeur compétent en la personne de Hachinosuke Fukuda. Fukuda avait peu d’élèves réguliers et parfois Kano s’entraînait seul avec une lourde barre de fer. Chaque soir, de retour à la maison, il était fier de montrer à sa famille ce qu’il avait appris pendant la journée. A cette époque, Kano avait un compagnon d’entraînement beaucoup plus lourd que lui et cherchant des moyens pour le vaincre en randori, il découvrit une technique de lutte occidentale qu’il baptisa par la suite kata guruma. Fukudo mourut à cinquante-deux ans et Kano chercha un nouvel instructeur. Il poursuivit son étude du Jujutsu avec Masamoto Iso (1818 – 1881) d’abord puis avec Tsunetoshi Iikubo (1835 – 1889). Kano écrira plus tard : « De Maître Fukuda, j’ai appris ce que serait l’œuvre de ma vie, de Maître Masamoto, j’ai appris la nature subtile du kata et de Maître Iikubo, j’ai appris la technique et la fluidité. »
Ci-contre le jeune Jigoro Kano en pleine concentration à l’époque où il s’entraînait au Jujutsu.
Si Kano passait ses soirées à s’entraîner au Jujutsu, il était plongé toute la journée dans ses livres, travaillant toujours avec assiduité et obtenant d’excellents résultats à l’université de Tokyo. Kano obtint son diplôme de l’université de Tokyo en 1881 et y resta encore une année pour poursuivre ses études.
En février 1882, il déménagea pour Eisho-ji, un petit temple bouddhiste de la secte Jodo situé dans le quartier de Shimo-tani à Tokyo. C’est là, que ce tout jeune homme de vingt-deux ans fonda le Kodokan, « l’institut pour l'étude de la voie ». A la demande de Kano, son maître Iikubo venait au dojo une ou deux fois par semaine pour y délivrer son enseignement.
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Ci-dessus le Kodokan il y a quelques années.
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Le Kodokan de nos jours.
En 1883 et dans les années qui suivirent, Kano déménagea plusieurs fois, variant les enseignements à travers le pays.
Kano ne cessait pas lui-même d’apprendre. Il fit tout en continuant à étudier le budo japonais, des recherches sur les sports de combat occidentaux, et plus particulièrement sur la lutte et la boxe. A peine plus âgé que ses élèves, il s’entraînait avec autant d’intensité qu’eux. Shiro Saigo, qui avant de se joindre au Kodokan avait reçu un enseignement sur les techniques secrètes oshiki-uchi du samouraï Aizu, découvrit rapidement comment contrer les projections de son maître. Cette situation obligeait Kano à constamment affiner les techniques du Kodokan. Pour cela il se fondait aussi bien sur son expérience pratique que sur ses études théoriques. On peut caractériser cette première époque du Kodokan par la primauté accordée aux projections et par la suppression des techniques les plus dangereuses du randori.
En 1886, Kano déménagea une nouvelle fois et installa un dojo de quarante tatamis à Fujimi-cho. Quatre-vingt-dix-neuf étudiants s’inscrivirent cette année là. C’est au dojo du Fujimi-cho, que pour la première fois, les étudiants portèrent des ceintures moires en témoignage de leur dan.
Dans les années qui suivirent, les membres du Kodokan se distinguèrent lors de tournois organisés à travers le pays. Vers 1889, lorsque Kano se réinstalla dans les environs de Kami-Niban-cho, il avait plus de mille cinq cent étudiants fidèles et plusieurs sections du Kodokan s’étaient ouvertes dans différents quartiers de Tokyo. Le Judo Kodokan était en passe de prendre une place prépondérante dans le monde des arts martiaux du Japon moderne et Kano donna sa démission du Gakushuin en août 1889.
Ci-contre Jigoro Kano (à droite) en posture Jigotai, stable et forte, assisté de Kyuzo Mifune (1883 – 1965), le pratiquant le plus éminent au sein de l’élite du Kodokan. La projection favorite de Mifune était Kuki-nage (projection flottante) qu’il exécutait sans contact avec le corps, n’utilisant que ses mains. Ses projections étaient exécutées si parfaitement dans le temps et avec une telle énergie que ses adversaires ne pouvaient opposer aucune résistance : la technique était « vide ». Un judo de ce niveau rejoint le principe de l’Aïkido. Kano désignait d’ailleurs ce principe comme l’idéal du budo. A la demande du Bureau de la Maison Impériale, il prépara son départ pour une longue tournée d’inspection des systèmes éducatifs européens. Après une escale à Shanghai, il arriva à Marseille en octobre. L’année suivante, Kano visita Lyon, Paris, Bruxelles, Berlin, Vienne, Copenhague, Stockholm, Amsterdam, La Haye, Rotterdam et Londres, et, lors du voyage de retour, fit une halte au Caire pour voir les pyramides. Kano se réjouit de ce premier voyage qui lui permettait d’envisager comme possible et positif un rapprochement entre Japonais et Européens. En 1894 éclata la guerre sino-japonaise. La fièvre guerrière qui en résulta et que Kano n’encouragea en aucune manière rendit le Judo encore plus populaire.
En 1895, la première version du gokyo no wasa, les cinq parties de l’instruction, fut officiellement adoptée par le Kodokan. Chaque partie comprenait huit techniques représentatives des projections du Judo : balayages, projections autour du corps, sutemi.
En 1896, on institua officiellement le shochu-geiko, c’est-à-dire « l’entraînement d’été », la contrepartie humide et chaude de « l’entraînement d’hivers », pratique déjà bien installée. Pendant cette période, Kano donna régulièrement des conférences sur les Trois Piliers du Judo :
1 – « Le Judo comme éducation physique »
2 – « Le Judo comme sport »
3 – « Le Judo comme apprentissage de l’éthique »

Dans ses conférences, Kano insistait aussi sur la mise en pratique dans la vie quotidienne des cinq principes du Judo :
1 – « Observation attentive de soi-même et de sa situation, observation attentive des autres et de l’environnement dans son ensemble. »
2 – « Prendre l’initiative dans tout ce que l’on entreprend. »
3 – « Examiner tout et agir résolument. »
4 – « Savoir quand s’arrêter. »
5 – « Garder le juste milieu entre l’exaltation et la dépression, l’épuisement et la paresse, la témérité et la lâcheté. »
Ci-contre Kano avec sa femme et leurs six enfants en 1902. Le couple eut encore deux enfants, un garçon et une fille, et le dernier naquit alors que Kano avait 52 ans.
En 1906, le Kodokan s’agrandit de nouveau. Le nouveau dojo de Shimo-Tomisaka-cho comptait maintenant deux cent sept tatamis. C’est à cette époque que le judogi reçut sa forme définitive, celle que nous connaissons aujourd’hui.
En 1908, la Diète (Assemblée) japonaise vota une loi inscrivant la pratique du Kendo ou du Judo dans le cursus des élèves des écoles secondaires.
En 1909, Kano fut nommé pour être le premier membre japonais du Comité Olympique International. Cependant, le Judo n’entra pas dans les Jeux Olympiques avant 1964, c’est-à-dire bien après la mort de Kano car il était contre le fait que le Judo puisse devenir un instrument du nationalisme.
Kano voyagea et enseigna à un rythme d’enfer de 1910 à 1920. A soixante ans, il quitta son poste de directeur de l’Ecole Normale de Tokyo et se mit en route pour un long voyage qui le mena en Europe et aux Etats-Unis.
Kano passa les vingt-cinq dernières années de sa vie à voyager au japon, soit à l’étranger et fit en tout treize voyages, visitant les quatre coins du monde.
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Kano adorait la vie. Il appréciait la cuisine et les boissons de tous les pays. Il détestait la fumée et refusait de participer à des banquets où fumer était autorisé. Il avait une passion pour la calligraphie et jouait du shakuhachi (flûte droite japonaise). Il encouragea les arts japonais traditionnels, tout spécialement la musique et la danse. Il aimait débattre de sujets sérieux concernant les affaires nationales et internationales et, bien souvent, les discussions qui se tenaient dans soin bureau se prolongeaient après minuit.
En 1938, il participa à une rencontre du Comité Olympique au Caire pendant laquelle il oeuvra pour que les jeux de 1940 aient lieu à Tokyo (Ces jeux ont été annulés au dernier moment du fait de la déclaration de la Seconde Guerre Mondiale). Les délégués européens désiraient que la date fusse fixée au mois d’août, mais Kano suggéra plutôt le mois de septembre en déclarant : « Au Japon, le temps en août est très chaud et humide. Les participants japonais habitués à ce climat alanguissant auraient un avantage certain sur les athlètes venus d’autres pays. »
Etant donné ses pérégrinations incessantes, il n’est pas surprenant que Kano décédât lors d’un de ses voyages et c’est pendant le voyage du retour du Caire en 1938, a bord du Hikawamaru, que Kano tomba malade. Il mourut paisiblement le 4 mai 1938, à l’âge de soixante-dix-huit ans.
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La vie et l’enseignement de Kano se trouvent résumés dans le texte fondateur du Judo Kodokan :
« L’enseignement d’une personne de valeur peut en influencer beaucoup ; ce qui a été bien appris par une génération peut alors être transmis à cent générations ».
LE CODE MORAL DU JUDOKA
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LA POLITESSE |
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LE COURAGE
c'est faire ce qui est juste |
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LA SINCERITE
c'est s'exprimer sans déguiser sa pensée |
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L'HONNEUR
c'est être fidèle à la parole donnée |
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LA MODESTIE
c'est parler de soi-même sans orgeuil |
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LE RESPECT
sans respect aucune confiance ne peut naître |
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LE CONTROLE DE SOI
c'est savoir se taire lorsque monte la colère |
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L'AMITIE
c'est le plus pur des sentiments humains |
LES GRADES
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Grades
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Couleurs |
| 6e kyu (débutant) | blanche |
| 5e kyu | jaune |
| 4e kyu | orange |
| 3e kyu | verte |
| 2e kyu | bleue |
| 1er kyu | marron |
| 1er dan | noire |
| 2e dan | noire |
| 3e dan | noire |
| 4e dan | noire |
| 5e dan | noire |
| 6e dan | blanche et rouge |
| 7e dan | blanche et rouge |
| 8e dan | blanche et rouge |
| 9e dan | rouge |
| 10e dan | rouge |
Déroulement d’un combat :
Un tirage au sort détermine les concurrents d’une même catégorie qui s’affrontent. Les perdants sont éliminés, sauf ceux battus par les demi-finalistes, qui s’affrontent à nouveau entre eux pour la médaille de bronze. Les deux finalistes combattent pour obtenir respectivement l’or et l’argent. Pour accéder à la finale, les combattants peuvent enchaîner 5 à 6 combats dans la même journée. Le premier judoka appelé porte un judogi bleu, le second, un blanc. Ils saluent avant d’entrer sur le tatami, se placent sur les marques aux couleurs de leur judogi, puis se saluent. « Hajime !» annonce le début du combat. Les concurrents quittent le tatami après un dernier salut, reflet du respect et de la discipline liés à la pratique du Judo. Le combat prend fin lorsqu’un concurrent obtient un ippon (10 points) ou lorsque le temps limite est expiré, soit 5 minutes pour les hommes et 4 minutes pour les femmes aux compétitions internationales. Quand il n’y a pas eu d’ippon, les points accumulés sont additionnés et le total le plus élevé détermine le vainqueur.
L'AIRE DE COMPETITION
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L'ARBITRAGE
L’arbitrage favorise de plus en plus le Judo dynamique et pénalise le Judo défensif. Si aucun ippon n’est marqué avant la fin du temps réglementaire, koka, yuko et waza-ari sont additionnés pour déterminer le vainqueur. Les koka et yuko ne peuvent conduire, en cours de combat, à l’obtention de 10 points. En revanche, l’accumulation de deux waza-ari est équivalent à un ippon (10 points) et met fin au combat.
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MATTE
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KOKA
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YUKO
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WAZA-ARI
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IPPON
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Les concurrents doivent se séparer et retourner à leurs marques respectives.
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Projection contrôlée de l’adversaire sur l’épaule, la cuisse ou une fesse avec force et vitesse ou osaekomi de 10 à 14 secondes.
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Projection contrôlée réalisée avec une technique à laquelle il manque partiellement 2 des 3 autres éléments nécessaires à l’obtention d’un ippon ou réalisation d’un osaekomi de 15 à 19 secondes.
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Projection contrôlée de l’adversaire par une technique à laquelle il manque partiellement 1 des 4 éléments nécessaires à l’obtention d’un ippon (chute sur le dos, contrôle, force, vitesse) ou réalisation d’un osaekomi de 20 à 24 secondes.
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Pour obtenir un ippon, il faut projeter avec contrôle, force et vitesse son adversaire qui doit tomber sur le dos ; l’amener à abandonner suite à une clé ou un étranglement ; réussir à l’immobiliser au sol (osaekomi) pendant 25 secondes.
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LES FAUTES
Quand un compétiteur se voit attribuer une pénalité, son adversaire récolte le nombre de points correspondants. Le judoka qui commet plus d’une faute de même niveau mérite une pénalité d’une catégorie supérieure. L’attribution d’une pénalité subséquente annule la précédente ainsi que l’équivalent accordé à l’adversaire. Les pénalités ne sont pas déduites des points marqués.
Parmi les fautes sanctionnées par les officiels, on trouve la sortie volontaire du tatami, un comportement trop défensif, une fausse attaque, les coups portés, la chute volontaire au sol et la désobéissance du juge. Tout geste dangereux et toute action posée avec l’intention de blesser l’adversaire ou opposée à l’esprit du Judo sont interdits.
| Pénalités | Points marqués | Gain de l'adversaire |
| Shido (observation) | 3 | Koka |
| Chui (remarque) | 5 | Yuko |
| Keikoku (avertissement) | 7 | Waza-ari |
| Hansokumake (disqualification) | 10 | Ippon |
LES CATEGORIES DE POIDS
| Catégories de poids | Hommes | Femmes |
| super-légers | jusqu'à 60 kg | jusqu'à 48 kg |
| mi-légers | plus de 60 à 66 kg | plus de 48 à 52 kg |
| légers | plus de 66 à 73 kg | plus de 52 à 57 kg |
| mi-moyens | plus de 73 à 81 kg | plus de 57 à 63 kg |
| moyens | plus de 81 à 90 kg | plus de 63 à 70 kg |
| mi-lourd | plus de 90 à 100 kg | plus de 70 à 78 kg |
| lourds | plus de 100 kg | plus de 78 kg |
| toutes catégories | toutes catégories | toutes catégories |
LES CHAMPIONS
Anton Geesink (Hol)
Judoka (ceinture noire 10e dan) qui a été le premier à battre les Japonais chez eux, aux J.O. de 1964 à Tokyo. Champion du monde en 1961 (toutes catégories) et en 1965 (lourd), il a remporté à 13 reprises les championnats d'Europe.
Ingrid Berghmans (Bel)
Elle possède le palmarès le plus impressionnant de l'histoire du Judo féminin : 6 titres de championne du monde remportés pendant les années 80.
LES KATAS
Je vais maintenant vous présenter le Nage No Kata. Ce kata doit être effectué pour le passage des premier et deuxième dan. En tout il y a cinq séries de trois techniques chacune et chaque technique doit être réalisée à droite et à gauche. Pour l'obtention du premier dan on demandera les trois premières séries alors que pour le deuxième dan ce sera la totalité.
| PREMIERE SERIE (TE-WAZA - techniques de mains) | |
| uki-otoshi | chute flottée |
| ippon-seoi-nage | projection par dessus l'épaule |
| kata-guruma | roue autour des épaules |
| DEUXIEME SERIE (KOSHI-WAZA - techniques de hanche) | |
| uki-goshi | hanche flottée |
| harai-goshi | balayage de la hanche |
| tsuri-komi-goshi | projection de hanche en remontant (hanche pêchée) |
| TROISIEME SERIE (ASHI-WAZA - techniques de jambes) | |
| okuri-ashi-barai | balayage des deux jambes |
| sasae-tsuri-komi-ashi | blocage de la jambe en levant |
| uchi-mata | fauchage par l'intérieur de la cuisse |
| QUATRIEME SERIE (MA-SUTEMI-WAZA - techniques de sacrifice sur le dos) | |
| tomoe-nage | projection en cercle |
| ura-nage | projection en arrière |
| sumi-gaeshi | projection en renversement |
| CINQUIEME SERIE (YOKO-SUTEMI-WAZA - techniques de sacrifice sur le côté) | |
| yoko-gake | accrochage de côté |
| yoko-guruma | enroulement de côté |
| uki-waza | technique flottée |
Je vous présente maintenant quelques photos de Judo prises lors d'une démonstration en octobre 2002 à Saint-Mammès.C'est une démonstration de Juno-Kata réalisée par M. Prieur et Mme Hardouin. Le Juno-Kata est le kata de la souplesse. Son rythme est lent et de plus il ne comporte aucune projection. Il est composé de trois séries de cinq techniques. Ce Kata passe en revu des principes de défense qui se terminent par des contrôles du partenaire en élongation.
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Et pour conclure :
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